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4) Une longue bataille à l’horizon

Par Simon Hébert

Au cours des dernières années, au Québec, mais aussi dans un nombre grandissant de pays occidentaux, les autorités médicales prennent de grands moyens pour jeter à terre le mur du silence face à la maladie mentale.  S’y prennent-ils de la bonne façon?  Ceci est un tout autre sujet.

Pourquoi toutes ces actions?  Le rythme de vie accéléré post-révolution industrielle a changé les données dans ce ‘secteur’ de la santé.  En effet, les statistiques d’un rapport de 2011 de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) semblent démontrer que les problèmes mentaux ou neurologiques affecteront une personne sur quatre dans le monde à un moment ou l’autre de leur vie.  Dans ce rapport, l’OMS estime aussi à 450 millions le nombre qui souffre actuellement de ces pathologies, ce qui place les troubles mentaux dans les causes principales de morbidité et d’incapacité à l’échelle mondiale.  Rien de moins.

Le lien avec Reprendre Pouvoir ?  Selon ce même rapport de l’OMS, les autorités médicales à travers le globe doivent éviter d’avoir recours aux grands établissements spécialisés, mais se tourner plutôt vers les soins communautaires (tel que Reprendre Pouvoir) et intégrer la santé mentale dans les soins de santé primaires et le système général de santé.

Bref, selon ces experts, les grands établissements spécialisés ne constituent plus la meilleure option pour les patients et leur famille comme on l’a cru pendant des décennies. Les traitements offerts par ces institutions dans le domaine de la santé mentale aboutissent trop souvent, selon ce rapport, à une perte des capacités sociales du traité, à  des violations de ses droits, à des dépendances de toutes sortes et à la diminution des possibilités de réadaptation de ce dernier.

Un message qui ne passe pas…

Mais même si certains pas se sont faits depuis les dernières années, principalement en Occident, dans le but de déstigmatiser la maladie mentale, il reste inquiétant, en parcourant ce rapport, de constater qu’actuellement (majoritairement dans les pays en développement, mais aussi certains pays de l’Occident) 33 % des pays du globe n’y consacrent que 1 % et qu’un autre 33 % lui affectent moins de 1 % de leur budget total en santé.  Imaginez, dans la moitié des pays du monde, on ne compte qu’un psychiatre pour 100 000 habitants et 40 % des pays ont moins d’un lit d’hôpital réservé aux troubles mentaux pour 10 000 habitants.

Souche du problème

Ce problème grave, très grave, d’allocation de ressources financières à ce ‘secteur’ de la santé à travers le monde a ainsi fait l’objet de longues discussions lors de la Journée mondiale de la santé mentale en 2011.

Pour les experts, la raison principale de la si faible attention accordée par le public aux problèmes de santé mentale (même à un certain niveau en Amérique du Nord) et de ses répercussions ultimement catastrophiques sur le fonctionnement économique des pays dans son ensemble en est un de ‘marketing’ de l’aide.  En des termes simples, les autorités médicales du monde entier ont d’immenses difficultés à toucher une corde sensible dans le public en général, mais aussi chez les grands donateurs.  En effet, il est difficile, contrairement, par exemple, à l’image d’un enfant souffrant de malnutrition ou d’un handicapé de guerre, de trouver une image qui frappe, car les souffrances reliées à la maladie mentale, quelle quel soit, ont le sait, se vivent de l’intérieur. Bref, très dure, voir impossible pour les gens dits ‘normaux’ de comprendre la douleur des gens souffrants de schizophrénie ou de troubles bipolaires dans une publicité de 30 secondes.

Ainsi, les recherches de l’OMS ont mis en lumière que la population en général va se ‘mobiliser’ financièrement beaucoup plus pour une cause où chacun peut emphatiser avec une image individualisée de souffrances avec des ‘traces’ extérieures que par la simple présentation à ceux-ci de statistiques alarmantes.  Cette réalité nous indique sans équivoque que le combat pour la déstigmatisation de la maladie mentale aux quatre coins du monde, incluant le Québec, est loin d’être gagné

La solution? 

Selon moi, il n’y en a rarement qu’une seule, mais l’histoire nous enseigne que de longues batailles où l’on voyait l’adversaire battu d’avance ont été gagnées par la coriacité, l’audace, la stratégie et l’intelligence des troupes de ce négligé.  Avec ces mêmes qualités que je vois chez tous les membres de Reprendre Pouvoir et aussi chez bien d’autres bénévoles d’organismes communautaires, malgré le peu de moyens financiers, la guerre n’est pas gagnée, mais elle est loin d’être perdue d’avance.

SimonHebert@ReprendrePouvoir.org
Usager/travailleur 514 728-6391 p. 335
7025, ave Rondeau,

Anjou, Québec, Ca

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